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UN RETOUR AUX SOURCES DE L’HUMAIN

Le XXe siècle aura été un siècle exceptionnel dans l’histoire des hommes.

La science a propulsé l’humanité terrestre dans un fascinant tourbillon d’évolution qui a généré un nombre incalculable de découvertes scientifiques et d’avancées technologiques. La vie en société, les connaissances, la perception du monde et l’adaptation aux contingences matérielles ont radicalement changé entre le début et la fin de ce siècle.

En quelques décennies on a appris à voler, à aller sur la Lune, à rouler à plus de trois cents kilomètres heure, à se déplacer sans marcher, à acheter n’importe quoi à l’autre bout du continent, à voir et visiter n’importe quel lieu de la Terre sans se déplacer. Ce phénomène d’évolution a nourri les cultures locales, élevé la conscience des hommes, changé les mentalités au point qu’il est commun aujourd’hui de parler d’une véritable « mutation » de l’esprit en seulement quelques générations.

Mais pour spectaculaire qu’elle ait été, portant quelques unes de nos sociétés à des sommets de réalisation, cette transformation ne doit pas faire oublier les fondements essentiels de la nature humaine. Car au début de toute cette histoire il y a l’homme, avec son corps physique, ses capacités mentales et intellectuelles, et surtout son rythme biologique interne qui règle chaque instant de sa vie.

Or, ce processus d’accélération, s’il a parfaitement convenu à la société dans son ensemble, lui permettant d’accéder à une meilleure gestion de son quotidien et de son avenir, n’a pas toujours pris en compte les réalités physiologiques intrinsèques de la nature humaine.  En effet, il ne suffit pas que les rythmes de vie s’accélèrent, au profit d’une efficacité et d’une rentabilité louables de prime abord, encore faut-il que cette accélération puisse être acceptée et assumée par les premiers intéressés.

 

PARCE QUE L’HOMME N’EST PAS UNE MACHINE

N’oublions pas en effet que l’homme n’est pas l’une de ces machines si belles et performantes que l’on sait inventer de nos jours. Ce n’est, encore et toujours, qu’un étonnant assemblage de chairs, de muscles, avec un cœur ayant son rythme, avec le sang pulsé dans les veines et les artères à son rythme, avec des poumons inspirant et expirant l’air eux aussi à leur rythme … les « rythmes » en question étant naturels, et non pas régis par le génie inventif d’une modernité galopante.

Et c’est là tout le problème auquel nous nous trouvons confrontés aujourd’hui, au début du XXIe siècle : comment faire coïncider notre rythme interne – avec ses besoins de repos, d’assimilation intellectuelle, de ressourcement – avec les rythmes effrénés que nous impose la société moderne ?

 

BESOINS ARTIFICIELS, DESEQUILIBRES, DYSHARMONIES…

Il suffit de regarder autour de nous pour réaliser combien le monde dans lequel nous vivons pose problème à l’être humain que nous sommes intérieurement.

L’accroissement exponentiel des impératifs, la pression constante, la multiplication soigneu-sement orchestrée des besoins artificiels sont autant de causes de déséquilibres, de ruptures d’harmonie interne autant qu’externe. Et pour tout dire de sources de « stress ».

 

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DU STRESS A LA REDECOUVERTE DE SOI

STRESS.  Le grand mot est lâché, qui à lui seul rassemble sous sa bannière toutes les difficultés à adapter notre rythme interne aux folles urgences du monde moderne, qui évoque les failles et les fêlures compor-tementales qui nous « polluent » et compliquent la vie au jour le jour.

Pour un nombre grandissant d’individus, le stress, sous quelque forme qu’il apparaisse, est désormais une constante vécue quotidiennement, chez soi comme au travail, trahissant dans toutes ses extériorisations un « mal-être » inhérent à notre civilisation, qui dans bien des cas paraît incontournable.

Pourtant, le stress n’est pas une fatalité. Ce n’est qu’une forme d’expression traduisant un déséquilibre entre notre rythme intérieur et ceux du monde dans lequel nous vivons. Les études les plus sérieuses démontrent en effet qu’une simple régulation – mise à niveau – des rythmes en question permet de ramener le calme et la sérénité, de retrouver la force et la volonté de continuer à vivre dans ce monde en perpétuel changement.